Toulouse, France
Artiste plasticien

vendredi 10 juillet 2015

eau salée

Série vidéo en cours,composée de séquences autonomes

     
Aller chercher les larmes où elles sont ! Des femmes et des hommes, visages au bord du cadre, les yeux dans les yeux du spectateur. Séquences muettes, parce que là où sont les larmes est le silence des mots.

dimanche 1 mars 2015

FICTIO (1/2)

Séquence des 12 premières minutes de FICTIO

fictio (20:21) : Projection vidéo sur un sol ensablé, d’une durée de 20 minutes, 2013.

Une matière narrative dans laquelle image et bande son, déclinent le temps. Dans ce laps de temps composé du crépuscule, de la nuit à l’aurore, s’écoule une narration à la fois orale intégrée à la matière du son, ainsi que manuscrite dans l’image du film. Le narrateur fait le rêve récurrent d’assister à une scène de dialogue entre un personnage nommé LE PARLANT et un second, muet, nommé LE MUET. Cette évocation troublante est sans doute l’émanation d’angoisses de mort du rêveur narrateur, mais dans une forme distanciée. Manière pour lui d’éloigner les mauvaise pensées... 

mercredi 4 février 2015

s'en aller... des femmes et des hommes aussi.

Série en cours, portfolio 2013-2014



Portraits de dos. Ils soulèvent leurs cheveux, laissent voir au spectateur ce qu’ils ne voient pas d’eux-mêmes et qui pourtant les révèle. Geste intime, donné, offert. Le grain de la peau. Le défaut, la rougeur, le creux de la trace, le bouton. La vie même, en son principe de finitude exposée, crue et sensuelle.
Sans doute avais-je ces lumineuses impressions depuis l’enfance, du temps de l’éveil à l’autre, gravées dans l’hippocampe. Sans doute. Et la bonne voix d’Emmanuel Lévinas, évoquant la rencontre d’autrui dans l’expérience du visage,... la nuque est le visage dénudé, une pure présence, sans la contenance... (note griffonnée égarée, retrouvée)

vendredi 16 janvier 2015

Ma résidence à l'abbaye de Bon-Repos


Il y a une trentaine d'années l'abbaye de Bon-Repos n'était qu'une gigantesque ruine envahie par la végétation. Contre vents et marées une poignée de bénévoles ont fixé, restauré, mis en valeur une grande partie des prestigieux restes (http://www.bon-repos.com).
Pour cette résidence, j'ai voulu réaliser une manière de portrait de quelques-uns de ces restaurateurs discrets et modestes, furtifs en quelques sortes.
Le lieu de l'installation ; deux salles contiguës communiquant par une embrasure de porte, volumes ouverts jusqu'à la charpente remarquablement reconstituée selon les techniques traditionnelles. 10 ou 12 mètres de hauteur sur une moindre largeur. 
Les éléments principaux de ma proposition sont le temps et la visibilité (corollaire du désir). Désirer voir ! ce qui d'évidence, défini L'abbaye et ses "anges" re-bâtisseurs. L'histoire c'est le temps.
Pour réaliser les portraits, je me suis servi d'un système très classique de représentation : l'anamorphose. Je pensais aux "ambassadeurs" d'Holbein et au déplacement dans l'espace que le regardeur doit effectuer pour faire apparaître la totalité de la représention. Au delà de la Vanité, dramatique par l'apparition d'un crâne, l'anamorphose est une construction géométrique, un dispositif qui donne à voir si (et seulement si) le regard se positionne correctement, le désire.
Pour inscrire les portraits des bénévoles dans une métaphore temporelle je les ai dessinés anamorphosés sur de simples architectures de papier en forme de cônes.
Suspendus ainsi dans la charpente, ils avaient l'air de drôles d'oiseaux! tournants lentement sur eux-mêmes, ils semblaient s'adresser la parole - et ils en avaient des choses à se dire, à nous dire ! Alors je les ai enregistrés pour réaliser une création sonore de 4h30. Ainsi un spectateur venant les visiter à plusieurs reprises, n'avait que peu de chance d'avoir déjà entendu leurs histoires et leurs chants, ni vu l’intégralité des 15 portraits ; le spectateur devant chercher sans cesse la bonne position, bien dans l’axe des cônes pour que l’image apparaisse. Ah oui, l'installation s'appelle personne (à la fois présence et absence).
Une petite illustration en forme d'animation d'une minute ici :






lundi 12 mai 2014

INVITATION

Exposition à l'abbaye de Bon-Repos du 24 mai au 30 novembre 2014



dimanche 20 avril 2014

work in progress 2

Dessins préparatoires avant transposition.

jeudi 5 septembre 2013

Arles 2013

Cour de l'archevéché, festival voies off 2013 photo ©Florent Gardin

mardi 18 juin 2013

fictio (installation)


fictio : Projection vidéo sur un sol ensablé, d’une durée de 20 minutes, 2013.
Une matière narrative dans laquelle l’image, sa restitution et la bande son, composée d’une longue pulsation battant la seconde, déclinent le temps. Dans ce laps de temps, s’écoule une narration à la fois orale et intégrée à la bande son, ainsi que manuscrite dans l’image du film.
Sur l’écran se déroulent : le coucher du soleil et le passage dans l’ombre, la nuit, puis le lever du soleil avec l’arrivée de la lumière. Trois moments, émotionnellement et symboliquement « chargés ». Le texte évoque un individu qui fait le rêve récurrent d’assister à une scène de dialogue entre une femme (au début il n’en est pas très sûr) et un second personnage, muet (nous sommes dans un rêve !). Cette évocation est sans doute l’émanation d’angoisses de mort du rêveur narrateur, mais dans une forme distanciée. Manière pour lui d’éloigner les mauvaise pensées...



s'en aller





s’en aller : série photographique débutée en 2013.

Tirage limité à 8 exemplaires
tirage : impression jet d’encre sur papier Canson RAG 310 (norme de conservation ISO 9706) sur dibon et encres pigmentées Vivera

dimensions : 100 cm x 66 cm













samedi 11 mai 2013

INVITATION
Exposition à l'ATELIER ARCHIPEL EN ARLES.
Du 2 juin au 7 juillet

lundi 17 décembre 2012

LES BOEUFS ENDIMANCHÉS, Dimanche 9 décembre à La Grande Boutique de Langonnet.
Performance du danseur et chorégraphe Léonard Rainis (collectif le Pôle, Lorient) sur mon installation vidéo L'A.






samedi 28 avril 2012

mercredi 25 avril 2012

installation dans les ruines de l'église abbatiale de Coat Malouen


video

ainsi de suite_n séquences vidéo


- station H : KDO ! le train s’immobilise face au deux break danseurs et devant ma machine à images. Son, mécanique textuelle.

samedi 14 avril 2012

ainsi de suite_ n séquences vidéo




- Marie et le lapin : Un plan séquence de 2 minutes 45 avec son, hyper réaliste. Formellement, la tête de lapin mort à quelque chose d’humain, comme une anamorphose. À l’origine c’est l’histoire d’une vision traumatique enfantine. Vacances à la campagne, la gentille fermière donne La leçon de chose au petit citadin de 8 ans : abatage et dépeçage du lapin. Tremblement de conscience, dévoilement ; si même les peluches sont mortelles, alors moi...?
Depuis ce petit drame existentiel, et même si je sais maintenant que les peluches sont quand même immortelles, je n’ai de toute ma vie jamais acheté de lapin sauf pour les besoins du tournage, la première et sans doute la dernière fois. De la pensée magique ? Je confesse en avoir mangé dans de très rares occasions, du bout des lèvres et pour ne pas passer pour un convive pénible. Pardon aux lapins.
Je suis heureux de ne pas être seul à avoir cette vision. Lecture du très beau livre d’Olivier Cadiot « Un mage en été », éd P.O.L (p.23) Lapin ! ordre bref via commande cerveau : un lapin s’incruste dans la cuisine, un bon petit lapin virtuel tellement précis qu’on voit battre son coeur sous le pelage. çà marche. Juste avant de le sacrifier sur l’inox. Vous voulez un crâne en anamorphose dans l’air. Fonction cuisine Holbein.




- 16/9 de P : Rectangle de peau. Mouvements, ondes. Son, mer.

mercredi 11 avril 2012

ainsi de suite_ n séquences vidéo



Libres variations, sur, autour, à propos, de corps et de chairs. La série, actuellement, comporte six films, présentés individuellement dans des petits écrans numériques installés en « mur ». Si l’ensemble des écrans forme un « tableau » que le spectateur embrasse du regard, les compositions sonores qui accompagnent chaque séquence ne sont perceptibles qu’individuellement, avec un casque.

notes à propos des 6 séquences




- jeu : 2 mains se rencontrent dans 4 gestes simples. Petite chorégraphie sur un mode temporel répétitif, la composition sonore est une re-interprétation des variations Goldberg(Aria). Jean-Sébastien Bach ou le temps en forme de cercle... attention nostalgie, ne pas en abuser !





- la peau du T : Un tableau célèbre !. Dans un même mouvement tremblé lent, le regard explore les chairs représentées et l’incarnation du tableau même, sa surface. Craquelures, fentes, petites boursouflures... alors que le ressort de la boîte à musique se déplie jusqu’à l’épuisement, la vision sombre de même, jusqu’au dernier clink.

lundi 9 avril 2012

INVITATION



J'expose à l'abbaye de Coat Malouen dans les côtes d'Armor du 22 avril au 20 mai 2012.
Le vernissage est le 21 avril et je vous invite à réfléchir un verre à la main, à la Vanité en cette veille d'élection ...
Cette exposition, intitulée Saccusmerdae est organisée par Marie et Michel de mt-galerie. Un grand merci à eux pour leur professionalisme et bonne humeur.
Au 21, donc.

SACCUSMERDAE



Pourquoi Saccus merdae
C’est la lecture d’un livre de Pierre Michon, Corps du roi, éd. Verdier.
Dans un petit chapitre illustré par une photographie de Samuel Becket, il parle des deux corps du roi. Et à propos de cette photographie « ... par grand artifice, ruse et technique, de tirer le portrait des deux corps du roi, l’apparition simultanée du corps de l’Auteur et de son incarnation ponctuelle, le Verbe vivant et le saccus merdae. Sur la même image. » (p 14)
Le concept des deux corps du roi a été formulé par l’historien Ernst Kantorowicz en 1957 dans son ouvrage Les deux corps du roi.
C’est pourquoi dans l’expression : « le roi est mort, vive le roi » le vive le roi ne s’adresse pas au successeur au trône mais au second corps, qui lui est immortel. Je n’ai pas lu Ernst Kantorowicz, c’est simplement la recherche que j’ai effectuée sur l’origine de l’expression puisque dans le livre de Michon elle est en italique et sans référence.
Parce que Saccusmerdae
Je me suis saisi de l’expression parce que si c’est du latin, c’est un latin proche du français, aisément compréhensible. Mais on ne le décode pas immédiatement comme on décode le sens d’un mot écrit « normal » c’est-à-dire sans l’épeler, globalement. Là, il faut pour le saisir, l’épeler, le mâcher mentalement pour que son sens se libère, brutal. Et ce procédé de « compression/détente », était pour moi très visuel et dramatique. Pour en accentuer l’effet j’ai donc réuni les deux mots en un seul et matérialisé dans un outil de communication en néon (lumière ! lumière !).
Il y a aussi l’idée que sans être Becket ou les grands « Auteurs » dont parle Michon pour illustrer l’idée des deux corps du roi, nous avons tendance à être oublieux de notre commune destinée. La photographie de la pièce en néon est accompagnée de la formule : « Où il est dit que le roi possède deux corps. L’un divin, l’autre corruptible. Ainsi ces deux états nous mènent, croyant posséder l’un l’autre nous tient ! »
Vanités, memento mori, « Mignonne allons voir si la rose ...» ... c’est un grand classique. Ici, saccusmerdae est l’équivalent du crâne des vanités classiques. L’apparition retardée du sens fonctionne comme la représentation anamorphosée du crâne dans « les ambassadeurs » d’Holbein.

samedi 31 octobre 2009

L'A





vidéo – 2008
Vidéo réalisée à partir d’une collection de photographies de chérubins dont l’image d’origine est prise sur le mobilier de chapelles. Colorisée numériquement, la série se présente sous la forme d’un film d’une durée de 14 minutes projeté sur un voile légèrement balancé par un ventilateur. Le montage crée un rythme lent, une pulsion accompagnée d’une composition sonore ayant pour thème le souffle, la respiration.
- Ici, bien sûr, comme nombre de mes productions, le temps est l’objet du thème de L’A.
L’image de ces chérubins me touche car, alors que les autres sujets de «cette Histoire» sont représentés en majesté, eux, les petits, les insignifiants, les mouches de l’affaire, ont l’air parfaitement idiots !
Par empathie, sans doute, m’identifie-je à eux. J’en suis tout perplexe ! Alors voilà, je les ai dotés de couleurs fortes et d’une sorte de respiration à donner des cauchemars, et peut-être qu’au fond de leur regard numérique quelque chose passe…


le testament de Pan (sculpture avec vidéo 2004)



Des éléments :

Pan!... bruit sec, un coup, un éclatement. Brutalité instantanée de l’événement irréversible comme la mort, et de son écriture au pan du temps (sa mémoire).

Et Pan prénom Peter, l’enfant au présent éternellement fixe - comme tué, à l’ombre inconstante, hors flux du temps. Drame commun de l’impossible adulte, enfoui paradoxalement à l’ombre de chacun.

Et la»femme sans ombre» le roman d’Hofmannsthal, fille des dieux -immortelle donc - désirant l’unique bien qu’elle ne possède pas, l’amour. Amours humaines, qu’elle éprouvera enfin en s’immergeant dans le cycle temporel -se faisant, elle trouvera son ombre.

Et encore Pan, tout.


Le dispositif :

Une structure vaguement pyramidale composée d’un entrelacs de tiges de métal ployé de manière apparemment aléatoire est posée sur un miroir noir. Un projecteur vidéo disposé au-dessus de l’ensemble projette verticalement la lumière d’un film - «douche» lumineuse animant le métal.
Dimensions : 170 x150 x 150cm


Le film de 15 minutes est composé d’une suite de courtes séquences monochromes bleu. Mouvements de caméra et corps filmé en une incessante gesticulation. Si la lumière du film semble prisonnière de la structure de métal, l’image du corps ne se révélera que dans le reflet, renvoyé par le miroir noir au-dessus de la structure(un tulle tendu sous le projecteur reçoit l’image).

La bande son a été réalisée à partir du lied de Schubert, «Gute nacht» du «Voyage d’hiver» (die Winterreise).
Mais le temps du lied a été distendu, comme explosé de l’intérieur. La voix humaine, romantique et sombre du chant originel, n’est plus que ruines. Seul, le piano surnage en une mélodie simple et répétitive. Une enveloppe sonore inarticulée plaintive, grimaçante et grotesque.

-l’essence du tragique?





routines (2005)


Série de 14 photographies (tirage argentique, 160cm x 120 cm) réalisées à la chambre photographique. Prises de vues effectuées sur une période de 14 jours le long d’un même segment de petite route, le matin.
La représentation horizontale de la série, c’est à dire une rotation de 90° par rapport à la vision naturelle du sujet, fait apparaître l’image réaliste selon un schéma intellectualisé. Le regard, toujours soumis à l’illusion de la perspective, cherche des repères ici perturbés et construit un mur là où la route est (ou reste) sujet de l’image. La route; sa matière, les ombres projetées, apparaît alors comme un véritable mur-tableau, emprunt d’une éphémère étrangeté par le balancement de l’image réaliste et de la composition abstraite.

saccusmerdae 2006
néon blanc 87 x 14 cm

Où il est dit que le roi possède deux corps. L’un divin, l’autre corruptible. Ainsi ces deux états nous mènent,
croyant posséder l’un l’autre nous tient !





jours (2003 - 2006)

Série de 30 images de fleurs fanées sur fond noir. La lumière recherchée dans cette production pourrait rappeler l’esprit des vanités dans la peinture hollandaise du 17/18ème. La référence à la peinture est telle, que les fleurs sont comme des portraits de personnages et pour mieux se caractériser, chaque image de la série a une taille propre. Couchés sur une vitre les végétaux fanés ont été numérisés à travers elle. Ainsi « fixées » les fleurs peuvent recouvrer la verticalité ; elles ne sont plus soumises à la pesanteur. Éphéméride désordonnée ; le hasard du jour de sa réalisation donne son titre à l’image.